Des investissements…
- 1995 : création de Charcupac dont le site est situé à Ars sur Moselle, avec une vingtaine de salariés, deux lignes de tranchage et conditionnement. La société a pu ensuite s’étendre à tout l’univers de la GMS, et quelques discounters.
- 2001 : un plan d’investissement assez important est mis en œuvre, avec notamment une 1ère ligne full automatique, et tous les ans, l’intégration d’une ligne à chargement et dépose automatique. La même année a été créée la société « Fine Lame », outil dédié à la production et tranchage du jambon de Bayonne qui bénéficie d’une IGP (indication géographique protégée), en région sud ouest.
- 2004 : avec l’extension de 2000 m2 et la création d’une salle blanche et d’une plate forme logistique, une nouvelle étape est franchie.La création de cette plate forme a permis de travailler à flux tendus avec les distributeurs et limiter les coûts. Cette démarche a initié 25 M d’euros de CA additionnels, permettant à l’entreprise d’entrer sur le marché du frais emballé par la grande porte, notamment chez Carrefour, Atac ou Champion.
- 2005 : création d’une ligne dédiée aux produits cuits. (Rôtis cuits, jambons cuits etc…) qui donne accès à de nouveaux marchés.
- 2008 : plan d’investissements de 2 M d’euros permettant à Charcupac d’achever une évolution en termes de taille industrielle, et passer le cap des 6000 T annuelles. Le développement continu de Charcupac a permis d’aboutir à 8 lignes de conditionnement, et passer de 20 à 178 salariés.
- Objectif 2009 : obtenir les certifications IFS version 2 et ISO 14001, indispensable pour instaurer un climat de confiance entre le distributeur et l’industriel, et se positionner sur le marché européen. Pour Pascal Levy, c’est essentiel afin de poursuivre le développement à l’export: « Aujourd’hui en Allemagne, plus de 90% des entreprises sont certifiées IFS ! »
Les troubles musculo-squelettiques : la recherche de solutions de prévention.
L’usine fonctionne toute l’année, en trois postes le cas échéant. L’équipe se compose d’une vingtaine de préparateurs de commandes pour la plate forme logistique, une dizaine de techniciens, et 4 personnes dédiées au service qualité et R&D. La maintenance représente une douzaine de personnes. Une maintenance préventive a été créée avec la mise en place d’indicateurs permettant de quantifier le temps d’arrêt machine. Les automatismes ont une double problématique, celle du coût et de la performance industrielle, mais aussi celle qui touche aux troubles musculo-squelettiques devenus un problème considérable pour les entreprises de l’agroalimentaire. « Il est important pour nous d’automatiser les tâches répétitives… on citera par exemple la dépose des sachets dans les colis ainsi que la palettisation des dix colis réalisés par un robot. Nous travaillons de façon importante sur les maladies professionnelles et les accidents du travail. » Au sein de l’usine, cela se traduit par des actions conjointes avec la CRAM et la médecine du travail pour sensibiliser et prévenir ces type de pathologies. Chez Charcupac, on poursuit la réflexion et la mise en œuvre d’action sur le terrain, précisément sur la partie conduite de ligne et accompagnement industriel.
Une logique européenne avec des filières protégées IGP ou en labels certifiés.
Dans le monde de la salaison actuellement, on constate une grande nervosité, une fragilité : l’ensemble des coûts à travers la hausse du porc, hausse des emballages, des transports, des salaires… il faut trouver des solutions ! Aujourd’hui de nouveaux secteurs s’ouvrent à nous, et nous répondons à l’ensemble des distributeurs. Quant au discount, dans une situation où le pouvoir d’achat est en baisse, il correspond indiscutablement à un format plus facile à appréhender pour bon nombre de gens. D’après Pascal Levy, pour travailler une marque comme une MDD, il est essentiel d’être très performant, constant, à tous points de vue, en qualité et productivité. « Nous allons chercher des solutions sur le marché européen, nous ne nous cantonnons pas aux fournisseurs français, afin d’amener des réponses pertinentes en termes de prix aux distributeurs. Nous avons vocation à travailler aussi sur des produits ethniques, nous faisons du jambon Serrano, italien, la mortadelle… il y a une logique européenne, qui est du terroir. Ces différents produits représentent une partie importante de notre activité. Le tout repose sur une traçabilité et un cahier des charges, deux outils incontournables dans notre fonctionnement. »
Pour les produits de charcuterie, à chaque prix correspond une qualité.
Ecouter la demande du distributeur, c’est aussi en cela que réside la qualité d’une relation… et la qualité du produit à l’arrivée. C’est le fruit issu d’une étroite collaboration, dans un relationnel de confiance. Pour un acheteur, rester dans une logique d’achat pur est une ineptie, car à partir du moment où l’on se positionne uniquement sur le prix, c’est une démarche qui peut se révéler tout à fait dangereuse ! Ceci n’est pas lié à une enseigne en particulier, mais plus à un relationnel avec l’acheteur même.
Si vous demandez à Pascal Levy les contrats dont on est fier chez Charcupac, il vous parlera de très belles gammes réalisées pour la GMS. Les innovations vont beaucoup dans le développement de produits qualitatifs. « Dans le cadre des rayons frais emballés nous avons réalisé des investissements dédiés et un vrai travail de qualité qui était propre à l’environnement du rayon trad., en développant des formats de barquettes et de produits. Ce projet était aussi dans l’intérêt du consommateur, tant pour le prix que pour la qualité d’un produit qu’il ne pouvait trouver que dans le rayon traditionnel. Cela nous a permis de valoriser à nouveau la qualité des matières ainsi qu’une démarche innovante et constructive. »
Une force de proposition vis-Ă -vis des distributeurs.
« Ce qui fait notre force, c’est notre capacité à amener une démarche globale, en produits cuits, crus et secs, incluant le Bayonne IGP, et les produits de négoce… Nous sommes donc bien placés sur le marché, avec de multiples propositions : pour la partie « Provinces » nous définissons le produit, le développons et le faisons fabriquer par des industriels qui sont les plus performants et compétents sur le marché européen. C’est ainsi que, nous parvenons à positionner les produits que nous importons ici à un niveau de prix très compétitif. » De ces deux sociétés jumelles l’une est industrielle, l’autre non, mais elles s’appuient l’une sur l’autre, et leur développement commun profite du même sourcing, avec une maîtrise des coûts logistiques. C’est un outil relativement flexible, qui peut permettre de répondre à l’ensemble des exigences des distributeurs. En consolidé, le CA représente plus de 110 M euros, avec une présence sur la GMS, et cette particularité de ne traiter quasiment qu’avec les centrales nationales.
Le CFIA… Cap à l’Est !
« De par la situation géographique du CFIA Rennes, il est un peu compliqué pour l’entreprise d’organiser une visite sur plusieurs jours. C’est une bonne initiative que le CFIA s’installe à Metz, car avec cette proximité, bon nombre de cadres et techniciens industriels de la région vont pouvoir se déplacer et visiter plus longuement le salon, précise Pascal Levy. En octobre 2009, nous serons plus d’une dizaine à nous rendre au CFIA de Metz ! Nous aurons enfin l’opportunité de passer du temps sur ce salon dédié à l’agroalimentaire et le traiter plus en profondeur. »
Des investissements…
- 1995 : création de Charcupac dont le site est situé à Ars sur Moselle, avec une vingtaine de salariés, deux lignes de tranchage et conditionnement. La société a pu ensuite s’étendre à tout l’univers de la GMS, et quelques discounters.
- 2001 : un plan d’investissement assez important est mis en œuvre, avec notamment une 1ère ligne full automatique, et tous les ans, l’intégration d’une ligne à chargement et dépose automatique. La même année a été créée la société « Fine Lame », outil dédié à la production et tranchage du jambon de Bayonne qui bénéficie d’une IGP (indication géographique protégée), en région sud ouest.
- 2004 : avec l’extension de 2000 m2 et la création d’une salle blanche et d’une plate forme logistique, une nouvelle étape est franchie.La création de cette plate forme a permis de travailler à flux tendus avec les distributeurs et limiter les coûts. Cette démarche a initié 25 M d’euros de CA additionnels, permettant à l’entreprise d’entrer sur le marché du frais emballé par la grande porte, notamment chez Carrefour, Atac ou Champion.
- 2005 : création d’une ligne dédiée aux produits cuits. (Rôtis cuits, jambons cuits etc…) qui donne accès à de nouveaux marchés.
- 2008 : plan d’investissements de 2 M d’euros permettant à Charcupac d’achever une évolution en termes de taille industrielle, et passer le cap des 6000 T annuelles. Le développement continu de Charcupac a permis d’aboutir à 8 lignes de conditionnement, et passer de 20 à 178 salariés.
- Objectif 2009 : obtenir les certifications IFS version 2 et ISO 14001, indispensable pour instaurer un climat de confiance entre le distributeur et l’industriel, et se positionner sur le marché européen. Pour Pascal Levy, c’est essentiel afin de poursuivre le développement à l’export: « Aujourd’hui en Allemagne, plus de 90% des entreprises sont certifiées IFS ! »
Les troubles musculo-squelettiques : la recherche de solutions de prévention.
L’usine fonctionne toute l’année, en trois postes le cas échéant. L’équipe se compose d’une vingtaine de préparateurs de commandes pour la plate forme logistique, une dizaine de techniciens, et 4 personnes dédiées au service qualité et R&D. La maintenance représente une douzaine de personnes. Une maintenance préventive a été créée avec la mise en place d’indicateurs permettant de quantifier le temps d’arrêt machine. Les automatismes ont une double problématique, celle du coût et de la performance industrielle, mais aussi celle qui touche aux troubles musculo-squelettiques devenus un problème considérable pour les entreprises de l’agroalimentaire. « Il est important pour nous d’automatiser les tâches répétitives… on citera par exemple la dépose des sachets dans les colis ainsi que la palettisation des dix colis réalisés par un robot. Nous travaillons de façon importante sur les maladies professionnelles et les accidents du travail. » Au sein de l’usine, cela se traduit par des actions conjointes avec la CRAM et la médecine du travail pour sensibiliser et prévenir ces type de pathologies. Chez Charcupac, on poursuit la réflexion et la mise en œuvre d’action sur le terrain, précisément sur la partie conduite de ligne et accompagnement industriel.
Une logique européenne avec des filières protégées IGP ou en labels certifiés.
Dans le monde de la salaison actuellement, on constate une grande nervosité, une fragilité : l’ensemble des coûts à travers la hausse du porc, hausse des emballages, des transports, des salaires… il faut trouver des solutions ! Aujourd’hui de nouveaux secteurs s’ouvrent à nous, et nous répondons à l’ensemble des distributeurs. Quant au discount, dans une situation où le pouvoir d’achat est en baisse, il correspond indiscutablement à un format plus facile à appréhender pour bon nombre de gens. D’après Pascal Levy, pour travailler une marque comme une MDD, il est essentiel d’être très performant, constant, à tous points de vue, en qualité et productivité. « Nous allons chercher des solutions sur le marché européen, nous ne nous cantonnons pas aux fournisseurs français, afin d’amener des réponses pertinentes en termes de prix aux distributeurs. Nous avons vocation à travailler aussi sur des produits ethniques, nous faisons du jambon Serrano, italien, la mortadelle… il y a une logique européenne, qui est du terroir. Ces différents produits représentent une partie importante de notre activité. Le tout repose sur une traçabilité et un cahier des charges, deux outils incontournables dans notre fonctionnement. »
Pour les produits de charcuterie, à chaque prix correspond une qualité.
Ecouter la demande du distributeur, c’est aussi en cela que réside la qualité d’une relation… et la qualité du produit à l’arrivée. C’est le fruit issu d’une étroite collaboration, dans un relationnel de confiance. Pour un acheteur, rester dans une logique d’achat pur est une ineptie, car à partir du moment où l’on se positionne uniquement sur le prix, c’est une démarche qui peut se révéler tout à fait dangereuse ! Ceci n’est pas lié à une enseigne en particulier, mais plus à un relationnel avec l’acheteur même.
Si vous demandez à Pascal Levy les contrats dont on est fier chez Charcupac, il vous parlera de très belles gammes réalisées pour la GMS. Les innovations vont beaucoup dans le développement de produits qualitatifs. « Dans le cadre des rayons frais emballés nous avons réalisé des investissements dédiés et un vrai travail de qualité qui était propre à l’environnement du rayon trad., en développant des formats de barquettes et de produits. Ce projet était aussi dans l’intérêt du consommateur, tant pour le prix que pour la qualité d’un produit qu’il ne pouvait trouver que dans le rayon traditionnel. Cela nous a permis de valoriser à nouveau la qualité des matières ainsi qu’une démarche innovante et constructive. »
Une force de proposition vis-Ă -vis des distributeurs.
« Ce qui fait notre force, c’est notre capacité à amener une démarche globale, en produits cuits, crus et secs, incluant le Bayonne IGP, et les produits de négoce… Nous sommes donc bien placés sur le marché, avec de multiples propositions : pour la partie « Provinces » nous définissons le produit, le développons et le faisons fabriquer par des industriels qui sont les plus performants et compétents sur le marché européen. C’est ainsi que, nous parvenons à positionner les produits que nous importons ici à un niveau de prix très compétitif. » De ces deux sociétés jumelles l’une est industrielle, l’autre non, mais elles s’appuient l’une sur l’autre, et leur développement commun profite du même sourcing, avec une maîtrise des coûts logistiques. C’est un outil relativement flexible, qui peut permettre de répondre à l’ensemble des exigences des distributeurs. En consolidé, le CA représente plus de 110 M euros, avec une présence sur la GMS, et cette particularité de ne traiter quasiment qu’avec les centrales nationales.
Le CFIA… Cap à l’Est !
« De par la situation géographique du CFIA Rennes, il est un peu compliqué pour l’entreprise d’organiser une visite sur plusieurs jours. C’est une bonne initiative que le CFIA s’installe à Metz, car avec cette proximité, bon nombre de cadres et techniciens industriels de la région vont pouvoir se déplacer et visiter plus longuement le salon, précise Pascal Levy. En octobre 2009, nous serons plus d’une dizaine à nous rendre au CFIA de Metz ! Nous aurons enfin l’opportunité de passer du temps sur ce salon dédié à l’agroalimentaire et le traiter plus en profondeur. »