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Trois questions à Philippe ROUAULT, Délégué interministériel aux industries agroalimentaires

A travers les Ă©changes des assises de l’agroalimentaire, peut-on dĂ©jĂ  Ă©tablir certains points principaux du plan de soutien proposĂ© par l’Union EuropĂ©enne ?

P. R. : L’enjeu des assises de l’agroalimentaire est d’améliorer la compétitivité de cette industrie qui représente le premier secteur économique français. L’amélioration de la compétitivité passe, selon les régions, par une meilleure structuration de certaines filières et un développement de l’innovation car il existe de fortes attentes. Dans d’autres régions, la question logistique se pose. Il est également nécessaire d’avoir une vision plus stratégique des enjeux de l’agroalimentaire, puis en cette période de crise financière, d’avoir accès plus facilement au crédit, notamment l’assurance crédit… on constate de la part des organismes une grande frilosité. Les chiffres des IAA n’ont pas baissé, il faut que ces organismes soient rassurés et que les montants d’assurances crédits conservent le même niveau.

Peut-on dire alors que l’agroalimentaire rĂ©siste Ă  la crise ?

P. R. : L’agroalimentaire  est touchĂ©e ne serait-ce que par ce phĂ©nomène d’assurance crĂ©dit mais elle rĂ©siste beaucoup mieux que l’ensemble des autres secteurs industriels. Naturellement, il faut rester extrĂŞmement vigilant… c’est pour cela que nous travaillons Ă  l’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des IAA.

Quel est le bilan des dernières assises Ă  Pontivy ?

P. R. : La question du capital humain a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e très largement. L’IAA est le 1er employeur en Bretagne avec 70 000 salariĂ©s. Cela implique d’anticiper les mutations, donc de former en permanence les personnes aux nouveaux mĂ©tiers, mais aussi d’anticiper sur les recrutements car de nombreux salariĂ©s vont partir en retraite dans les annĂ©es qui viennent. Il est important d’attirer vers le secteur plus de jeunes d’autant que nous avons d’excellents lycĂ©es pour la formation aux industries agroalimentaires.