A travers les échanges des assises de l’agroalimentaire, peut-on déjà établir certains points principaux du plan de soutien proposé par l’Union Européenne ?
P. R. : L’enjeu des assises de l’agroalimentaire est d’améliorer la compétitivité de cette industrie qui représente le premier secteur économique français. L’amélioration de la compétitivité passe, selon les régions, par une meilleure structuration de certaines filières et un développement de l’innovation car il existe de fortes attentes. Dans d’autres régions, la question logistique se pose. Il est également nécessaire d’avoir une vision plus stratégique des enjeux de l’agroalimentaire, puis en cette période de crise financière, d’avoir accès plus facilement au crédit, notamment l’assurance crédit… on constate de la part des organismes une grande frilosité. Les chiffres des IAA n’ont pas baissé, il faut que ces organismes soient rassurés et que les montants d’assurances crédits conservent le même niveau.
Peut-on dire alors que l’agroalimentaire résiste à la crise ?
P. R. : L’agroalimentaire est touchée ne serait-ce que par ce phénomène d’assurance crédit mais elle résiste beaucoup mieux que l’ensemble des autres secteurs industriels. Naturellement, il faut rester extrêmement vigilant… c’est pour cela que nous travaillons à l’amélioration de la compétitivité des IAA.
Quel est le bilan des dernières assises à Pontivy ?
P. R. : La question du capital humain a été évoquée très largement. L’IAA est le 1er employeur en Bretagne avec 70 000 salariés. Cela implique d’anticiper les mutations, donc de former en permanence les personnes aux nouveaux métiers, mais aussi d’anticiper sur les recrutements car de nombreux salariés vont partir en retraite dans les années qui viennent. Il est important d’attirer vers le secteur plus de jeunes d’autant que nous avons d’excellents lycées pour la formation aux industries agroalimentaires.