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Formation agroalimentaire
Un organisme reconnu entièrement dédié à l’agroalimentaire : l’Espace Formation du Groupe Stalaven.



Un test grandeur nature
L’organisme de formation du Groupe Stalaven a Ă©tĂ© accompagnĂ© par l’AGEFAFORIA (Association pour la gestion du fond d'assurance formation des salariĂ©s du secteur agroalimentaire) afin d’être Ă  mĂŞme de piloter les Certificats de Qualification Professionnelle des IAA. Celle-ci voit d’un bon Ĺ“il les structures pouvant mutualiser des moyens de formation sur un territoire. Comme l’explique Paul-Marie Fonteneau, Directeur de l’espace formation du Groupe Stalaven, « Ă  leurs yeux, nous reprĂ©sentions en quelque sorte un test sur le terrain avec une entreprise qui est suffisamment structurĂ©e pour accomplir cette mission. C’est la possibilitĂ© pour l’organisme que nous sommes de piloter les CQP (certificat de qualification professionnel), leur dĂ©roulement, et d’organiser leur validation autant pour Stalaven que pour d’autres entreprises. Ces diplĂ´mes sont d’ailleurs reconnus dans l’ensemble des entreprises de l’industrie agroalimentaire. Â» Le centre est Ă©quipĂ© de salles de rĂ©union, d’un espace multimĂ©dia composĂ© de postes Ă  disposition des salariĂ©s.

Parallèlement Ă  ce projet en interne, le Groupe a créé Ă©galement de la formation externe, pour les PME de la rĂ©gion et ses clients, bouchers charcutiers… « Les formations sont aussi axĂ©es sur le merchandising, tel que le module testĂ© pour la première fois l’an dernier et dispensĂ© lors de huit sessions. Celui-ci a pour but d’aider nos clients Ă  organiser leur rayon traiteur pour prĂ©parer la saison Ă©tĂ©. Nous dĂ©veloppons le mĂŞme type de module sur la prĂ©paration des fĂŞtes de fin d’annĂ©e, en les informant des attentes du consommateur sur ce circuit.Le Groupe Stalaven s’adresse Ă©galement Ă  des demandeurs d’emploi, (en partenariat avec PĂ´le Emploi, ex ANPE/Assedic), qui ne connaissent pas nos mĂ©tiers Â» ajoute Paul-Marie Fonteneau.

Une phase théorique et pratique
Les personnes se retrouvent dans un cursus durant cinq mois au cours duquel elles progressent par alternance de phases thĂ©oriques et de phases pratiques en unitĂ©. « L’AFPI, organisme avec lequel nous travaillons, intervient avec nos formateurs internes. Ce sont des collaborateurs occupant des fonctions en qualitĂ©, mĂ©thodes et procĂ©dĂ©s, sĂ©curitĂ© ou encadrement de production. S’appuyer sur des formateurs internes prĂ©sente l’avantage de formaliser le savoir-faire « maison Â» et d’avoir ensuite l’outil pour le diffuser. A l’issue de la formation, un CDD d’un an est proposĂ©, et qui, si tout se passe bien, aboutit sur un CDI. 

Par rapport au 1er groupe de formation, il y a trois ans, sur les trente personnes, 29 ont intĂ©grĂ© les sites du Groupe Stalaven après la formation. La moitiĂ© d’entre eux a obtenu un CDI. Pour un quart, nous avons fait le constat que l’intĂ©gration n’avait pas fonctionnĂ©e : soit par rapport Ă  l’aspect technique du mĂ©tier soit par rapport au fonctionnement dans l’équipe de travail. Pour l’autre quart, de leur propre volontĂ©, les personnes ont choisi de quitter le groupe pour d’autres projets. Dans les rĂ©unions collectives de recrutement avec PĂ´le Emploi, nous soulignons que ce que nous souhaitons c’est un savoir faire et un savoir ĂŞtre. Nous suivons les stagiaires durant toute la pĂ©riode de formation sur ces deux dimensions »

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
Conduite, process, qualitĂ©, sĂ©curitĂ©, gestion de production... Stalaven encadre tout le processus. Un tuteur est dĂ©signĂ© pour la personne qui vient en phase pratique. Les tuteurs sont aussi formĂ©s sur la façon de structurer leur travail de tutorat et l’accompagnement en phase pratique, afin d’atteindre les objectifs fixĂ©s Ă  l’issue en termes de niveau d’autonomie de conduite machine en fin de formation. Lors d’une rĂ©cente session, 14 personnes Ă©taient en formation sur le CQP, en collaboration avec PĂ´le Emploi… il y avait 10 femmes. « Ce sont des mĂ©tiers qui se fĂ©minisent car l’automatisation a rendu la pĂ©nibilitĂ© du travail beaucoup moins forte qu’elle ne l’était. Â»

Au sein du Groupe, on ne se trouve pas vraiment confrontĂ© Ă  la problĂ©matique de la pyramide des âges, mais plutĂ´t Ă  celle de la gestion des compĂ©tences… c'est-Ă -dire savoir comment vont Ă©voluer les mĂ©tiers, leur devenir dans un an ou deux, comme l’explique le Directeur du centre de formation : « Nous avons des besoins qui sont difficiles Ă  trouver sur le marchĂ© souligne Paul-Marie Fonteneau. Il a fallu organiser des programmes pour trouver les compĂ©tences ou mettre en place des pĂ©pinières, comme pour les conducteurs de machine ou les techniciens de maintenance. En maintenance, nous avons 5 Ă  6 personnes en contrat d’apprentissage chaque annĂ©e et qui peuvent, Ă  termes, intĂ©grer le Groupe. La gestion prĂ©visionnelle des emplois et des compĂ©tences, c’est cela ! Projeter aussi bien en quantitĂ© qu’en qualitĂ©  et savoir de quelle façon accompagner cet ensemble, mettre en place les outils nĂ©cessaires pour les besoins futurs de l’entreprise. Â»