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 En bref…

- Soreal, c’est environ 600 références (produits élaborés frais et sauces)

- Depuis 1992, la société a connu une croissance forte, notamment depuis le rachat de CPS (Comptoir Provençal des Sauces), et une extension du site en Bretagne de 1000m2.

- Depuis 2007, CPS a été intégré sur le site de Bretagne.

- L’entreprise représente aujourd’hui 50 salariés, avec un volume de production annuel s’élevant à 5000 T, et un CA de 10 millions d’euros (la part salée représente 95% du CA), en intégrant avec le rachat de CPS 50% pour la RHD. L’export, essentiellement vers l’Espagne, représente environ 6%. Concernant l’import, on recherche sur les marchés internationaux les matières premières. Ce qui est acheté régionalement, ce sont tous les produits frais à DLC très courte.

- Au sein de l’équipe, 10 personnes encadrent l’activitĂ©, avec 3 personnes en R&D, 3 personnes Ă  la qualitĂ©, et 4 personnes en mĂ©thode & techni process. Un acheteur, et 4 logisticiens viennent complĂ©ter l’équipe, sans oublier le service commercial qui compte 2 cadres et 3 administratifs. La production s’effectue sur 8 lignes de conditionnement automatique. L’usine fonctionne en 2x8 voire en 3x8 selon les lignes.

La RHD, un marché très friand du savoir faire industriel

La sociĂ©tĂ© SorĂ©al, créée en 1992, est implantĂ©e sur la zone d’activitĂ©s du bois de Teillay, Ă  Brie-Janze depuis 1998. Depuis 2007, suite au rachat de CPS  toute la production a Ă©tĂ© ramenĂ©e sur le site de Bretagne. En proposant des sauces personnalisĂ©es et originales, l’entreprise fabrique 5000 T de produits par an. Croiser les gammes SOREAL et CPS sur les deux marchĂ©s a Ă©tĂ© judicieux. CPS faisait le mĂŞme type d’activitĂ©, mais pour un marchĂ© diffĂ©rent, comme le confirme Gilles Bocabeille, PDG de l’entreprise : « il est clair qu’il existe une complĂ©mentaritĂ© Ă©vidente entre l’activitĂ© PAI et la RHD. Cela se rĂ©vèle tout Ă  fait intĂ©ressant, nous le constatons aujourd’hui avec la croissance du CA. L’industrie est beaucoup plus exigeante, performante en termes de demandes de produits innovants. Nous rĂ©alisons du sur mesure pour tous les produits Ă©laborĂ©s de viandes, traiteurs, salades etc. Â». Chaque annĂ©e, Soreal traite en moyenne 600 dossiers. C’est un mĂ©tier très complexe, oĂą il faut rĂ©pondre Ă  Ă©normĂ©ment de demandes qui sont très diffĂ©rentes puisqu’elles concernent aussi bien la salade, que le sandwich, le carpaccio, le hamburger… alors qu’avec la RHD, on touche principalement les grands basiques, mayonnaise, sauce salade, ketchup… produits très courants sur le marchĂ©.

PĂ©nurie de main d’œuvre en IAA : « Mettons tous nos moyens en commun, et ensemble parlons des mĂ©tiers de l’industrie ! Â»

Lorsque SorĂ©al a ramenĂ© l’activitĂ© CPS en Bretagne, s’est posĂ© le problème de la restructuration. Comme l’explique Gilles Bocabeille, ce fĂ»t un vĂ©ritable tour de force, notamment pour le recrutement du personnel de production (personnel de ligne, agents de maintenance, chefs de production…). « Ce sont des profils qui n’existent pas sur le marchĂ©, qui ne sont pas formĂ©s ou si peu, qu’ils sont extrĂŞmement sollicitĂ©s. Nous avons constituĂ© alors notre Ă©quipe d’experts machines en les formant nous-mĂŞmes. Â» Soreal a recrutĂ© des personnes qui n’étaient pas, au dĂ©part, spĂ©cialement destinĂ©es Ă  cette activitĂ©, mais qui ont eu la motivation, et qui sont restĂ©s. Il y a très peu de turn over au sein de l’entreprise. « Nous voulons des gens qui restent, s’investissent, Ă©voluent, grandissent… Le drame dans tout cela, c’est que nous ne trouvons pas les jeunes… et que les bancs d’école qui s’offrent Ă  eux sont dĂ©sertĂ©s.» constate amèrement Gilles Bocabeille. Pour le PDG, la promotion des mĂ©tiers agroalimentaires auprès des jeunes manque cruellement. « En agroalimentaire, nous avons besoin de ces corps de mĂ©tiers, agents de lignes, techniciens de maintenance… les jeunes en ont une image souvent Ă  des annĂ©es lumières de ce qu’est la rĂ©alitĂ©, une image erronĂ©e. Il est de notre devoir de faire la promotion de nos mĂ©tiers. Le travail en industrie n’est pas Cayenne, on y fait aussi de belles vies ! Â»

Une recette pour préserver l’environnement et faire des économies

D’un point de vue de l’incidence environnementale, il y a deux ans, l’entreprise a substituĂ© tous les plastiques par des papiers, et l’on a cherchĂ© Ă  rĂ©aliser des emballages les plus fins possible. « Par rapport Ă  notre activitĂ©, il serait mal venu de dire que nous ne nous sentons pas concernĂ©s par l’environnement, souligne Gilles Bocabeille. « J’ai l’exemple des polypro. MĂŞme si cette propriĂ©tĂ© ne sera pas mentionnĂ©e sur le produit fini pour le consommateur, notre client du PAI industrielle apprĂ©ciera cette dĂ©marche d’aller vers des matĂ©riaux recyclables. Nous sommes aussi passĂ©s d’un produit de coupelle Ă  un sachet dosette. De 2,5 g de plastique, nous sommes passĂ©s Ă  0,5 g. Au niveau de la conception de l’usine elle-mĂŞme, il y a la consommation d’énergie. Les chauffe-eaux utilisĂ©s pour le nettoyage de l’usine ont Ă©tĂ© supprimĂ©s progressivement. Nous avons rĂ©ussi Ă  mettre en place tout un système afin de cuire nos sauces, les refroidir, en rĂ©cupĂ©rant l’énergie qui rĂ©chauffe les eaux. Le soir l’usine est nettoyĂ©e en utilisant l’eau chaude, grâce Ă  la thermique provenant de la sauce refroidie dans la journĂ©e. Au final nous avons divisĂ© par quatre la facture Ă©nergĂ©tique ! »

Une entreprise en grande partie tertiaire 

Derrière le produit Soreal, il y a une traçabilitĂ©, un contrĂ´le, une mesure sĂ©curitaire, un service, une livraison, une sĂ©lection de matières premières, Ă©normĂ©ment de process, de l’achat et de l’approvisionnement extrĂŞmement sĂ©curisé… le tout entourĂ© des normes ISO. Ce n’est pas de la transformation basique. C’est ainsi que l’on retrouve dans l’effectif 40% de personnes n’étant pas directement dans la production, avec un service R&D puissant. L’entreprise est aussi un laboratoire de dĂ©veloppement pour ses clients : « Nous travaillons en Ă©troite collaboration avec nos clients, jusqu’à les accueillir dans nos laboratoires pour rĂ©aliser des projets. Ils arrivent avec un besoin, une demande plus ou moins formalisĂ©e. Nous avançons sur le dossier au fur et Ă  mesure jusqu’à rendre la demande la plus prĂ©cise possible. Nous obtenons ensuite l’accord sur un prototype qui un peu plus tard aboutie Ă  une validation sur le marchĂ© avant d’enchaĂ®ner sur les sĂ©ries Â» souligne Gilles Bocabeille. En moyenne, entre l’idĂ©e du produit et sa première commande sur palette, le dĂ©lai Ă©coulĂ© peut ĂŞtre de six mois Ă  un an. « Certains des produits Ă©laborĂ©s pour lesquels nous travaillons ont reçu un prix, nous travaillons dans l’ombre mais nous n’éprouvons aucune aigreur Ă  ne pas ĂŞtre reconnus, car notre satisfaction rĂ©side dans le fait de vivre ces projets avec nos clients. Â»

Une industrie en phase avec les tendances de consommation

Comme le prĂ©cise Joseph Lavanant, Directeur commercial, « depuis plusieurs annĂ©es, nous observons dans les PAI des tendances fortes. C’est en industrie oĂą il y a l’innovation, et la RHD suit ce mouvement. Le kebab depuis 4 ans connait une croissance importante, mais aussi l’ethnique, les aigres doux et produits asiatiques, tsatsiki, marinades etc… nous dĂ©veloppons Ă©normĂ©ment de gammes sur ces produits. Nous sommes force de proposition sur ces nouvelles tendances. Le travail de veille s’effectue par le contact marchĂ©, et par les clients qui nous sollicitent Ă©normĂ©ment. L’autre tendance lourde est d’aller vers du nutritionnel, le light, les produits clean, avec un minimum de conservateurs… Â» D’autre part, les clients des chaines de restauration collectives et commerciales sont de plus en plus conscients et dĂ©sireux de toucher Ă  des produits mieux Ă©laborĂ©s, avec plus de performances intrinsèques : moins de matières grasses, plus Ă©quilibrĂ©e… des tendances fortes qui sont dĂ©jĂ  très dĂ©veloppĂ©es en PAI depuis longtemps et que la RHD intègre progressivement.

Des investissements en process

En termes d’équipements, parmi les derniers investissements Soreal s’est fourni en process demandant une expertise technique assez forte, notamment avec une nouvelle ensacheuse  de 30 000 doses Ă  l’heure. Il faut bien en maĂ®triser la complexitĂ© « nous avons maintenant la connaissance de diffĂ©rents types de technologies, du thermoformage, de la soudure verticale et horizontale… nous avons parfois deux machines sur la mĂŞme technologie, et avons ainsi multipliĂ© les complexitĂ©s. « lorsque l’on voit une sauce, on ne s’imagine pas Ă  quel point l’emballage peut parfois demander beaucoup plus de travail ou d’étude et de tests que la sauce elle-mĂŞme ! Â» conclue Joseph Lavanant, Directeur commercial.

Le CFIA, catalyseur de liens et d'échanges entre les professionnels des IAA

Soreal expose depuis plusieurs annĂ©es au CFIA et a constatĂ© la belle Ă©volution du pĂ´le ingrĂ©dients PAI, qui prĂ©sente aujourd’hui une offre complète, et des visiteurs de plus en plus qualitatifs avec des projets. De plus, comme le souligne Gilles Bocabeille, « nous avons cette proximitĂ© gĂ©ographique. La majeure partie de notre Ă©quipe est venue au salon. Beaucoup d’entre eux venaient visiter spontanĂ©ment car la R&D, la qualitĂ©, la technique et Ă©galement des gens de la production, avaient des choses Ă  voir. Nous sommes exposants, et ils ont pu aussi avoir conscience de l’image que l’on donne, Ă  travers la prĂ©sentation de l’entreprise. Pour le fournisseur qui participe au CFIA, il existe un double objectif, par rapport au stand, mais aussi par rapport aux exposants eux mĂŞmes. Â»